vendredi 17 décembre 2010

Happy Holidays from some folks in black

Just to get in the spirit of the Holidays,

lundi 13 décembre 2010

Du momentum politique

À la veille des vacances de Noël, on sent que le momentum politique est résolument dans le camp des opposants au projet Turcot.  Le MTQ a fait son annonce au début du mois de Novembre, et son opération des relations publiques (avec la pleine complicité du maire Tremblay) n'a rien fait pour rassurer les citoyens directement affectés par le projet.  Le projet - qui exproprie des résidants encore et ne réduit pas le volume de circulation - ne leur plaît pas davantage qu'il y a trois ans, et le prétendu caractère "final et sans appel" de l'annonce, n'a rien fait pour leur enlever leur goût de lutter.

Les citoyens et les groupes retroussent donc les manches, en préparation pour une année 2011 qui serait décisive quant au sort du quartier.

Jugeant par la couverture médiatique de la dernière conférence de presse des locataires du 780 St-Rémi (accompagnés par le POPIR), leurs efforts risquent d'infliger un coût politique à ce gouvernement qui est déjà considérablement affaibli.  Le nombre d'articles et reportages sur l'esprit de résistance des locataires en témoignent amplement:


http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2010/12/11/004-echangeur-turcot-780st-remi.shtml

http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/201012/11/01-4351540-echangeur-turcot-des-residants-refusent-lexpropriation.php

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/archives/2010/12/20101211-155252.html

http://www.journalmetro.com/linfo/article/717647--des-locataires-defient-le-mtq

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/12/20101211-171103.html

http://matin.branchez-vous.com/nouvelles/2010/12/echangeur_turcot_des_locataire.html

http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/national/archives/2010/12/20101211-171549.html

http://montreal.ctv.ca/servlet/an/local/CTVNews/20101211/mtl_building_101211/20101211/?hub=MontrealHome
(Et ne oubliez pas la Voix Pop!)


Le MTQ et le gouvernement Charest ne peuvent simplement pas ignorer des voix si déterminées et si bien organisées.  La lutte continue!  On se repose un peu, on reprend un peu d'énergie, et on continue de plus belle, après les fêtes.

Et bien, là-dessus, bonnes vacances!

vendredi 10 décembre 2010

Un autre Turcot

Un autre Turcot est possible nécessaire.  Voici une excellente façon d'y parvenir...le Turcot 375, une production de Pierre Gauthier et Pierre Brisset:

jeudi 9 décembre 2010

Occupation du bureau du ministre de la habitation, Laurent Lessard

Lors des élections de 2008, Jean Charest et le parti libéral ont pris un engagement de construire 15 000 logements sociaux sur cinq ans.  Un engagement inadéquat pour répondre aux besoins du demi-million de mal-logés au Québec, mais néanmoins mieux que rien.  Or, l'énoncé du dernier budget et de la "plan de lutte à la pauvreté" laissent prévoir plutôt 3 000 logements sur cinq ans, autrement dit, pire que des miettes.

Les groupes de logement, rassemblés au FRAPRU, ont voulu donc rencontrer le ministre Lessard, pour lui parler de cette situation scandaleuse.  Mais depuis quelques semaines, le ministre est porté disparu,


De toute évidence, la seule façon de faire des gains avec ce gouvernement, qui ne écoute pas la population, est de hausser le ton.  Le FRAPRU a donc procédé à des occupations simultanées des bureaux du ministre, à Montréal, à Thetford Mines (d'où il vient), et à Québec.


L'objectif des occupation était d'obtenir une rencontre avec le ministre.  Pas juste pour lui bonjour, mais pour revendiquer 50 000 logements sociaux sur 5 ans!  On a donc investi l'endroit, avec l'intention d'y rester jusqu'à avoir une date de rencontre,

Une militante du FRAPRU s'assoit dans la porte du bureau de "Jerome", attaché politique dans le cabinet du ministre


Le bureau même du ministre était vide,


Mais on a trouvé sa chaise ben confortable!


Moi-même, je me suis assis à la place de la réceptionniste.  Le téléphone a sonné. "Bonjour", j'ai répondu, "cabinet du ministre Laurent Lessard, comment est-ce que je peux vous aider?...non, désolé madame, le ministre n'est pas présent, il n'est pas souvent ici vous savez...non, c'est ça, il est très occupé à ramasser des fonds pour le parti libéral...oui, oui, je sais, que voulez-vous?  Ça coûte cher, les élections, madame..."  À la fin de l'occupation, lorsqu'on s'en allait, le personnel du bureau, ayant trouvé que j'avais si bien fait ça, m'ont même offert une job!  "Si jamais vous voulez venir répondre au téléphone".

La sécurité de la Tour de la Bourse est arrivée,


Suivi de la police, 


Mais elle ne s'est pas intervenue.  Le coup d'éclat de trois occupations simultanées a produit son effet escompté, et le FRAPRU a obtenu une rencontre avec le ministre Lessard!  Ici, on voit Jean-Claude annoncer la bonne nouvelle,









On a donc sorti, sous les yeux de la police et les médias, satisfaits du travail bien accompli,



Pour rejoindre la manifestation qui nous attendait au pied de la tour,


Le FRAPRU prévoit une grande manifestation à Québec, au mois de février, pour maintenir les pressions en vu du prochain budget.  On se voit là-bas!


mercredi 8 décembre 2010

Le maire Dorais met la tête dans la sable

L'augmentation faramineuse de la taxe foncière (7,3%) imposée au Sud-ouest par la ville-centre la semaine passée ne pouvait pas passer sans commentaire de la part de l'administration de l'arrondissement, contrôlée par la première opposition à l'hôtel de ville, Vision Montréal.  On s'attend certainement que, en tant que nos représentants locaux, nos élu.e.s défendent nos intérêts.  Mais la réaction du maire Benoit Dorais ne peut que décevoir ceux et celles qui voudraient que le problème soit attaqué à sa racine, qui voudraient voir des solutions réalistes et efficaces mises en oeuvre pour attaquer la surévaluation de la valeur foncière des terrains et bâtiments dans le Sud-ouest.

C'est pas moi, c'est l'autre!
Ainsi, pour le maire Dorais, l'explication de cette hausse, c'est le refus du maire Tremblay de réduire les dépenses, et d'enclencher un "véritable débat public sur la réorganisation incontournable des services".  Cet argument n'est peut-être pas complètement sans mérite (quoique pour moi "réduction des dépenses" ça sonne "coupures des services), mais il esquive la question de pourquoi le Sud-ouest est si durement frappé par cette hausse.

Rappelons que la hausse moyenne d'impôt foncier sera de 5% à Montréal.  La hausse qui subira le Sud-ouest est donc 46% plus que la moyenne.  Ainsi, l'incapacité de l'administration Tremblay de réduire ses dépenses n'explique pas tout.

Pointer le doigt, tout en jouant à l'autruche, ne servira à rien.  Le maire Tremblay et la ville centre ont certainement leur part de responsabilité à assumer quant au développement immobilier à sens unique que le Sud-ouest a connu cette dernière décennie.  Mais, jusqu'à date, l'administration Dorais n'a pas montré non plus aucune volonté à y mettre les freins.  Et c'est ce développement du secteur immobilier privé - emportant une embourgeoisement démesurée (et maintenant le plus accélérée à Montréal) - qui explique les impôts fonciers 46% plus hauts que le moyen que nous devrons tous assumer dès l'année prochaine.

. . . . . .

Il parait que Montréal ait un "problème de financement" (tout comme les universités et le gouvernement du Québec).  Montréal "manque de moyens".  Pourtant, ce n'est pas la richesse qui manque ici!  Montez la côte, allez regarder les immenses piaules à Westmount (dont celle de notre très cher premier ministre, sur la rue Victoria).  Faites une promenade au centre-ville, notez les sièges sociales de grandes entreprises qui trouvent pignon sur rue.  En tant que le "centre névralgique" de l'économie québécoise, il semble étrange que Montréal se trouve à ce point pauvre qu'il doit parler d'une "crise de finances".  Ce n'est pas une énième réorganisation des structures dont nous avons besoin.  C'est de la volonté politique d'aller chercher la richesse où elle est, au lieu de appauvrir davantage la classe moyenne et les plus démunis...

mardi 7 décembre 2010

Mobilisation Turcot persiste et signe

L’opposition citoyenne à Turcot


Un peu plus d’un mois après l’annonce en grandes pompes de la « nouvelle » version de l’échangeur Turcot, les citoyens du sud-ouest ne décolèrent pas. Exclus de la présentation officielle, les citoyens constatent, par le biais des médias, que ce Turcot amélioré n’est que de la poudre aux yeux. Le projet tant décrié nous est resservi à grand renfort d’images de synthèse racoleuses et peu crédibles.

Ni ces belles images d’espaces verts, de lacs et de marché bucolique, ni ces voies réservées aux transports en commun ne parviennent pas à nous cacher la triste réalité du projet. Le Ministère des transports ne prévoit aucune diminution de la capacité autoroutière, va de l’avant avec la démolition de 106 logements locatifs et s’entête à construire des sections d’autoroute en remblais avec tous les inconvénients qui viennent avec.

La coalition Mobilisation-Turcot, estime que la situation est toujours aussi inacceptable et souhaite en informer la population. Pour ce faire, plusieurs moyens seront mis en œuvre, dont la mise à jour régulière du site web, comme vous pouvez déjà le constater et le retour, on le souhaite, des rendez-vous citoyens.

Dans cette perspective, la coalition vous invite à un rendez-vous citoyen un peu différent, sous la forme de kiosques d’information que vous visiterez à votre rythme. Au menu : les expropriations, les effets de la pollution sur la santé, les 7 ans de chantier, des vidéos, les alternatives possibles, et bien sûr les actions et autres rendez-vous à venir…

C’est donc un rendez-vous le 13 décembre.
À compter de 17h00
Grande salle du CEDA

2515, rue Delisle – métro Lionel-Groulx

Ordre du jour :
17h00 – soupe et kiosques
19h00 – discussion et échanges
20h00 – actions à venir

Affiche et tract en annexe. Le tract doit être imprimé recto/verso.

Pour plus d’infos : CEDA – 514-596-3391
POPIR Comité-Logement : 514-935-4649
--

Des tracts (recto verso) à imprimer et à distribuer

recto

verso


lundi 6 décembre 2010

Perturbation de la "rencontre des partenaires" en éducation

À Québec aujourd'hui le gouvernement libéral tenait une "rencontre des partenaires" en éducation, une sorte de consultation bidon pour trouver des façons de faire payer les étudiants pour la crise financière.  Avec l'appui des recteurs d'université et le conseil du patronat, le gouvernement voulait s'asseoir avec les associations d'étudiants modérées et les grands syndicats, histoire de légitimer leur scénario.  Mais même les modérés n'étaient pas dupes, et ils ont claqué la porte à la rencontre, geste suivi par les grands syndicats.

Comme d'habitude, ce n'était qu'avec la protection assurée par les forces d'ordre bien équipés que le pouvoir a pu tenir sa rencontre illégitime:



À l'extérieur, plusieurs milliers d'étudiants ont investi la rue, pour exprimer leur colère.  Il se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale:



Avant de se défiler dans les rues de Québec, scandant des slogans (et réchauffant leur pieds),






On voulait voir Charest, Beauchamp, Bachand et compagnie, pour leur communiquer notre réaction à la hausse de frais qu'ils nous promettent.  On a donc entré dans le complexe où la rencontre se tenait:




Pour arriver aux portes bien sécurisées du Hilton, arrière des quelles se trouvait la salle de rencontre (selon des organisateurs, même les portes de sortie d'urgence était fermées avec de cadenas, ce qui est, en principe, illégal...)


Les anti-émeutes n'ont pas tardé pour arriver...mais, craignant sûrement un médiatisation trop intense, ils ont laissé les manifestants partir, sans arrestation,


Et une fois les manifestants sortis, ils ont continué leur bon travail d'assurer la sécurité de décideurs qui veulent nous faire payer pour leur crise...voici le visage d'un gouvernement qui a perdu la légitimité nécessaire pour gouverner, et qui doit faire appel à la force brute pour imposer ses mesures régressives et appauvrissantes:





Ce ne serait pas assez pour arrêter ces jeunes qui ne veulent pas s'endetter d'avantage.




Charest, si tu savais...















mercredi 1 décembre 2010

Le Sud-Ouest mange une claque

Suite directe et immédiate des politiques irresponsables en matière d'aménagement urbain, poursuivies tant par la ville de Montréal que par l'arrondissement sud-ouest, qui ont permis la construction des milliers d'unités de logements privés sans aucun souci quant à la sort des résidents à faibles moyens:  le impôt foncièr augmentera de 7,3% dans le sud-ouest.  C'est de loin la hausse la plus importante à Montréal, dépassant même celle du bien nanti Plateau Mont-Royal (6,8%).  Bien évidemment, ce sont les résidents, et surtout les locataires à faible revenu (qui verront l'augmentation traduite en hausse de loyer), qui payeront le prix de l'insouciance de leurs responsables politiques.

Avec l'augmentation des tarifs à la STM annoncée hier, voici une autre manifestation du combat sans compromis mené contre les pauvres ces dernières années.  Que ce soit pour loger les riches, construire une autoroute, financer des services publics, ou équilibrer un budget suite à une crise financière, c'est toujours eux qui paient la note...


Le Quai des Éclusiers - générateur des revenus pour la ville...et d'exclusion sociale pour les résidents de Saint-Henri