La Ville a tout fait pour plaire à ce promoteur du nouveau "District Griffin": expropriations, changement de zonage, un projet particulier d'urbanisme (PPU) taillé sur mesure pour répondre aux besoins (spéculatifs) du promoteur, des demandes minimalistes en matière de logement social. Il s'agissait véritablement de la privatisation de la planification urbaine. On permet à un seul acteur du secteur privé à décider de la tenure et de la composition d'un quartier urbain entier. Pour se donner bonne conscience, l'Arrondissement exige quelques miettes en retour: quelques centaines d'unités de logement social. C'est rien, vraiment rien, comparé au 4000 unités de condo de luxe que Devimco érigera dans ce nouveau quartier privé...
Or, il appert que Devimco manigance pour se soustraire de son engagement au sujet des miettes. Pour la première phase, 200 unités de logement social sont prévues. Pour Devimco, c'est suffisant. Pas satisfait d'avoir tasser les résidents à faible et à modeste revenu du Sud-Ouest dans un coin, Devimco aimerait maintenant les faire disparaître complètement...et il ne veut plus permettre la construction du logement social dans les phases 2 et 3.
Est-ce que c'est ça que se vaut, la parole d'un promoteur?
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